Envolée Claude Chatron-Colliet©2007

09.11.2007 | Envolée Claude Chatron-Colliet©2007

Toute petite, frêle, fragile, à chercher mes pas.


D'enfant,


De fille,


De mère,


De femme,



Et regarder l’Absolu quintessence de la Beauté, sa perpétuelle immanence.
Le principe même de l’essence.
Qui irradie de l’ombre,
Là où il faisait sombre,
Froid.
Là où je posais mes pas.
S’exhale la douceur,
Des fragrances des sables d’or,
Les principes de la substance,
Qui engendrent l’harmonie,
Le souffle de la connaissance,
A la tombée de la nuit,
La sève de la vie,
Qui peu à peu se dévoile,
Découpe, incise et taille la brume,
Qui cachait le chemin,
Et le découvre enfin, jusqu’à l’infini.
De tout de ce qui se nourrit se consume,
Puis se métamorphose.
Se pose,
S’équilibre et resurgit.

Eve, posait ses pieds dans le sable,
Enfant, fille, mère, femme,
Chacun de ses pas entaillèrent sa chair,
Comme le chemin du Christ en Croix,
Pas après pas, à bout de bras.
Fille de l’eau et de l’air,
S’asseoir,
Là,
Pour une fois dans le silence,
Regarder le creux de sa main,
Un instant de grâce,
Les yeux levés vers le ciel,
Et s’envoler,
Là bas…


Mes pieds nus, au rituel de henné,
Courberont les herbes folles,
Dans les jardins de lys,
Là où fleurissent les narcisses,
Au milieu des sources,
Veloutées de coussins de mousse, douce,
Me baignerai dans les fontaines,
Qui retiennent captive mes eaux claires
Dans des vasques de calcaires
L’eau miroir du ciel.
J’avancerai dans les déserts
Solitaire,
Jusqu’à trouver une oasis,
Couverte d’éphélides,
Que la brise, lisse, glisse,
Sur la surface polie et miroitante,
De la palmeraie.
J’attendrai, de me voir telle que je suis,
En toute humilité,
A apprendre qui je suis,
Jusqu’ « au matin du monde »,
Jusqu’à mon dernier souffle,
Et regarder l’Absolu quintessence de la Beauté,
Sa perpétuelle immanence.
Le principe même de l’essence.
Dans le souffle de la lumière.

Claude Chatron-Colliet © 2007
Déposé.

09:20 Publié dans Agapé, Beau, Philaé | Lien permanent | Commentaires (0)

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