24.01.2007 | Flamenco et Corrida- Claude Chatron-Colliet©2007
Flamenco et Corrida
Ici, il y a le vent qui parcourt la plaine,
Qui lie et qui délie les serments, engendre la haine,
Ici, il y a le vent qui pénètre la chair,
Dévore le cœur de sentiments amers.
Ici, il y a le vent qui hurle et se déchaîne,
Transforme les amants en pauvres âmes ères
Attise le feu brûlant, consume ceux qui espèrent,
Emporte le restant comme feuilles au vent.
Et puis il y a Toi et Moi,
Dansant sur ce feu de joie,
Évitant le souffle ardent,
Comme à la corrida.
Pique banderillas,
Passe, volte et esquive,
Quand je suis dans tes bras,
Le vent ne m’atteint pas.
Ici, il y a le vent, qui sans arrêt se déchaîne
De souffrance et de joie comme les matadors
Et usent des picadors
Pour tuer toutes les peines.
Et puis il y a Toi et Moi,
Dansant sur ce feu de joie,
Évitant le souffle ardent,
Comme à la corrida.
Pique banderillas,
Passe, volte et esquive,
Quand je suis dans tes bras,
Le vent ne m’atteint pas.
C'est sur ce feu brûlant, attisé par le vent,
Que tes yeux envoûtants s'animent du mot amants.
Et que mon port altier dans un passo doble,
Chavire et se laisse emporter.
Ici il y a le vent entre l'amour et la mort,
Ici, il y a le sang qui lie tous les serments,
Et sous l'ardente piqûre du souffle
Qui fouette danseurs et toréadors,
L'amour irradie d'un baiser, la mort qui voulait l'emporter.
Claude Chatron-Colliet©2007
C.C.C. © 2006
SGDL N° 26547
Jardin Botanique de La Rochelle
20:15 Publié dans Agapé , Beau , Eros | Lien permanent | Commentaires (2)


Commentaires
Belle sculpture et ton texte est envoutant.
mais sais tu danser le passo doble ?
bisous
Ecrit par : framboise | 25.01.2007
Je trouve la vie si belle que rien ne me fait peur à apprendre. Je ne sais pas le danser, mais ce sera comme la musique et les mots, il suffira de laisser battre mon coeur et si je n'ai pas la technique, j'en aurai le sens. La sculpture est dans le parc du jardin Botanique de La Rochelle, à côté de l'école de Xavier et Elaura, il m'arrive d'être en avance et d'aller respirer l'air de mon imaginaire débordant en attendant la sortie des élèves. Bises
Ecrit par : Claude | 25.01.2007