27.01.2007 | Et Parfois
Notre Dame de Grasse
Toulouse
Photographie de Daniel Martin
Extrait de polychromies secrètes
Découverte par l'intermédiaire de Dominique Autié
Et parfois,
Quand les mots ne viennent pas,
Qu’ils soupirent au rebord de tes lèvres,
Sans que jamais je n’en sente le souffle,
Et que ton regard se détourne,
De l’empreinte du déni,
Que les rivières s’assèchent,
Que mon cœur se déshydrate,
Et que je me meure,
De cet hiver qui me glace.
De cette porte qui reste à jamais fermée,
De ton refus de m’aimer,
De ce linceul à l’ombre des cyprès,
Dans lequel tu t’enfermes,
Pour ne pas me regarder.
Me chasser à chaque fois,
Nier mon existence profonde,
L’arbitre de mes choix.
Parce que tout de moi te révulse,
Et te fait horreur,
Me voir partir te libère,
Du poids que je suis pour toi.
La marque de ce passé,
Qui dans mon sang ancré,
Fixe le poids de ta souffrance,
Du déni de moi
Claude Chatron-Colliet © 2006
15:20 Publié dans Beau , Cris , Mon Jardin | Lien permanent | Commentaires (0)


