25.06.2008 | Les âmes se parlent
Photographie extraite de mon roman La Garon
Réalisée par Louis Paul Fallot
Les âmes se parlent, elles n'ont pas besoin de la parole pour ôter les doutes, elles s'unissent avant même les levers de soleil, jusqu'au coucher d'horizon là où la ligne de l'infini, réuni la terre au ciel dans la pureté de l'univers pour donner naissance aux étoiles dans le firmament.
Il y en a une qui brûle plus que toutes les autres, dis le lui mon ami, c'est celle de l’Espérance et de l'Amour.
Chaque graine plantée en ce monde prend son essence, puis se nourrit pour donner la fragrance, toutes les graines forment le champ de blé qui courbé par le souffle du vent, caressé par le soleil, hydraté par la source, donne par le germe, la plus belle des moissons.
La moisson donnera le chant de la terre à la fraternité des hommes, soulèvera la chape de plomb où l'espérance et le doute laissaient planer le coeur et ce qui était impossible à l'heure d'hier, portera demain les fruits dans la ferveur et dans la joie.
Claude Chatron-Colliet©2007
"Là où germent les blès, réside le ferment de l'humanité"
22:53 Publié dans Philaé | Lien permanent | Commentaires (9)


Commentaires
Ton rythme ondule comme le blé sous le vent.
Cela me fait penser aux beaux vers de C. Péguy.
Ecrit par : joce | 07.02.2007
J'aime, en juillet, quand la Beauce se dore, entendre le chant des champs de blé. Un bruissement joyeux court par la plaine jusqu'à l'infini.
Ecrit par : pierre2 | 07.02.2007
Claude,c'est très beau. Très très beau.
Vous embrasse.
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Extrait d'un courriel du 5 mai 2006, reproduit avec l'accord de Claude:
« Ce matin, je me laisse aller entre moitié lecture, moitié rêverie, lorsque vos souvenirs d'enfance s'entremêlent avec les miens.
Quand je laisse aller mes pensées qui alimentent mon film intérieur et que vos acteurs apparaissent sur la place de l'église.
Ce matin, mes pensées ne sont ni tristes ni nostalgiques, vos lignes me rendent paisible. »
Ecrit par : Louis-Paul | 08.02.2007
Joce: je travaille souvent sur le rythme, je te remercie de me comparer à Charles Péguy, quelquefois on me dit Claudel, mais je ne suis que moi en toute humilité. Merci Joce. Ave tendresse.
Pierre: Un bruissement, entremélé au bourdonnement des insectes, aux couleurs sang des coquelicots sauvages qui se glissent dans les moindres espaces laissés par la tige qui s'élève pour former la mer végétale...
Louis Paul: Merci de cette photographie des blés qui est tant symbolique à mes yeux. Encore un texte à lire dans le bus.
Ecrit par : Claude | 08.02.2007
pour l'instant le blé est encore un peu vert, mais quand viendra le temps de la moissons, des épis jaillirons des milliers de grains porteurs d'espoir.
Gros bisous
Ecrit par : framboise | 08.02.2007
Toujours émerveillée par cette inaltérable foi en le meilleur pour demain, qui baigne tout tes écrits, mise en lumière par des mots symboles. C'est beau. Mais la réalité, Claude ? L'aujourd'hui, si douloureux parfois, à accompagner jusqu'au soir ?
Tes mots sont apaisants...
Ecrit par : lasidonie | 08.02.2007
Pourvu qu'ils apaisent encore Sido, longtemps, des espérances qu'ils véhiculent et qu'ils pansent toutes les blessures et les fellures de cet aujourd'hui, si douloureux parfois, dont tu me parles si souvent.
Je t'embrasse.
Fram: ça pousse alors, de belles photographies à prévoir. Bises.
Ecrit par : Claude | 08.02.2007
J'ai toujours eu un faible pour ces photos où nature rime avec géométrie... et beauté simplissisme.
Ecrit par : Marc | 08.02.2007
Très belle photo de Louis Paul et joli message d'espoir.
Ecrit par : Jean Christophe Bataille | 08.02.2007