10.10.2007 | A ma petie soeur Lucie Vongnakhone
Lucie
Luce
Lumière
Toi qui as mis ta main
Sur mon front en sueur
Petite sœur, petite sœur
Et qui sait si bien réconforter mon cœur
Petite sœur, petite sœur,
Je voudrais bien être près de toi
Pour te serrer sur mon cœur
Petite sœur petite sœur,
Et que pour moi, tu n’aies pas peur.
Je n’oublie pas tes mains,
Posées sur la lisière de mes cils
Le réconfort de tes bras
Lorsque j’avais froid,
Les larmes de nos fous rires,
Ce que nous essayions toi et moi de construire,
Malgré les souffrances
Les exils,
Les différences
La solitude,
L’indifférence,
Nos valises,
Nos enfants,
Ta robe de princesse
Que tu as dû abandonner là bas,
Ce que nous avons partagé depuis si longtemps,
Terre de tes ancêtres,
Terre d'accueil des miens,
Nos chemins main dans la main
Souvenir de là bas :
Le Mékong, les ballades en sampan à travers les villages lacustres du delta,
Les jonques qui remontent le fleuve à la lumière des lanternes dans le feu du couchant,
La baie d’Halong et ses pêcheurs aux cormorans,
Les légendes immémoriales en ondes joyeuses qui déferlent dans les théâtres d’ombre,
Les effluves épicées des marchés à coriandre et la menthe près de la maison de thé…
Petite sœur
Petite sœur,
Merci de ta présence aimante
Et aimée
Je pose et dépose un baiser sur ton front
Et récolte ces perles de rosée
Comme de précieux diamants.
Claude Chatron-Colliet @2007
16:20 Publié dans Chants | Lien permanent | Commentaires (14)



Commentaires
Texte très émouvant.
Merci de votre visite et de vos commentaires Claude. Bonne journée et à très bientôt
Ecrit par : standley | 10.10.2007
enfin nous voilà ,réunis de nouveau et ton poème m'a très touché et je te souhaite plein de réussites dans tout ce que tu entreprennes.ma chère claude ,ma soeur de coeur .bonne nuit et faire de beaux rêves.ta soeur de coeur .lucie je t'aime ma chère claude .
Ecrit par : vongnakhone | 11.10.2007
Lucie:
Nous n'avons jamais été séparées, tout ceux que j'aime et qui sont malheureusement loin physiquement de moi vivent dans les jardins de mon coeur.
J'ai hâte que tu viennes m'embrasser avec Pé, et si tu ne viens pas c'est moi qui viendrait, je ne laisserai pas couler de temps, il est si précieux. Attends toi à me voir en novembre je ferai l'effort pour toi de revenir dans cette rue qui porte mon ancienne demeure.
Je t'aime trés fort Lucie embrasse Pé et les enfants.
Ecrit par : Claude | 11.10.2007
Merci Stanley de votre compliment.
Lucie et moi quinze années de route ensemble, elle à Reims, moi à la Rochelle, imaginez...
Mais rien ne sépare les coeurs qui s'aiment avec tendresse, fidélité, reconnaissance, routes de mères, de femmes de filles et de soeurs.
Bonheur pour moi de lui dire que je l'aime de cette façon, et que je n'oublie rien.
A bientôt Stanley. Il se peut que mon blog soit au ralentit quelques temps je fais une pause. Vous pouvez lire d'autres textes sur mon blog principal http://leseauxvives.blogspirit.com
Ecrit par : Claude | 11.10.2007
Beau à couper non seulement le souffle, mais le commentaire. Que dire ??
Ecrit par : patriarch | 12.10.2007
ton blog est un écrin de douceur, d'émotion et de sensibilité
Ecrit par : Christian JULIA | 12.10.2007
Belle lumière.
Ecrit par : enriqueta | 12.10.2007
merci pour ta visite sur mon blog, le tiens est trés sympa , bonne soirée, a++
Ecrit par : patrick | 15.10.2007
Quel magnifique poème, quelle merveilleuse description, j'ai failli sentir la menthe près de ma maison. Le fleuve, la lumières des lanternes et la menthe aussi, me font rappeler mon enfance, dans mon petit village bien cher à mon cœur. Nous descendions la nuit vers le fleuve, nous marchions, au milieu des petites pistes près des seguias, à la lumière des lanternes, nous sentions la menthe et nous écoutions chanter les grenouilles sur la symphonie du gargouillement de l’eau. Un jour nous fûmes chassés par un chien, qui avait plus peur que nous, heureusement qu’il y avait les palmiers pour y monter, leurs tronc portent encore les traces de nos souvenirs, de notre enfance.
Merci Claude pour cet instant de bonheur.
Ecrit par : Mens | 16.10.2007
bravo pour ce magnifique poème.Tu sais toujours nous émouvoir. Tu n'oublies jamais ceux qui un jour étaient là pour t'aider dans les mauvais jours. Je te serre dans mes bras.
Ecrit par : mamie de sarlat | 22.10.2007
J'espère que tu vas bien.
Ecrit par : enriqueta | 27.10.2007
Un ptit coucou ! bon lundi et bonne semaine !
Ecrit par : DANIELLE | 29.10.2007
J'ai été incapable de mettre un commentaire sur ton poème du jour.
Amitiés.
Ecrit par : patriarch | 09.11.2007
Je n'arrive pas à laisser de commentaire sur la dernière poésie. Je voulais écrire :
ta poésie est véritablement l'essence du monde...et la photo est très belle.
Ecrit par : enriqueta | 14.11.2007