Regarder l'océan se diluer dans l'éther

10.01.2008 | Regarder l'océan se diluer dans l'éther

Ainsi s’est passé cette année 2007, à regarder l’océan, se diluer dans l’éther.



Attendre les chevaux du soleil perforer le ciel d’Orient,

A l’aube, se délecter des aquarelles rosées qui colorent le levant de reflets doux et apaisants, Fraîcheur à l’orbe de mes paupières.



J’ai passé tout mon temps à essayer de trouver l’équilibre sur le filin de vie qui m’est destiné,

Là où le ciel de mer s’unit à la voûte céleste.



J’ai appris à mon cœur à écouter le chant du silence

A me dépouiller jusqu’à l’essence sans penser à la douleur.



J’ai levé les yeux au ciel,

Et

J’ai vu des nuages brodés d’or, tisser des voiles d’argent sur un miroir brasillant.



J’ai laissé mes cheveux voler dans le vent jusqu’à gémir moi-même sur le passage du temps

J’ai fracassé mes ailes sur l’écume blanche et brassée par le flot glacé des diapres de l’océan.



J’ai écouté le chant de mer en intercédant comme tous les poètes entre le ciel et la terre par le chant de mon âme au chemin de l’univers.

Un mouvement qui s’est fait danse lorsque le soleil replie son voile d’or, et

Que la lune vient parler aux profondeurs marines.



J’ai scruté sans fin, le fonds abyssin et je n’ai pas deviné mon reflet d’argent alors que je donnais toute mon âme jusqu’à la profondeur de mon être.



Ainsi, je suis rentrée comme tout un chacun l’aurait fait dans l’obscurité de l’incertitude.



Il m’a fallu réapprendre le langage de la terre,

Ma langue a touché la poussière.

Mes yeux se sont vidés de leur sel.

La parole a quitté ma bouche.

La force, abandonné mes membres.

Il ne me restait que mes oreilles.

Et du fond de mon silence.

J’ai écouté le monde.



J’ai cherché la beauté dans la laideur et la laideur dans la beauté.



De l’endroit où je me pose on ne sait comment les distinguer,

Elles sont comme deux sœurs qu’un rayon illumine en projetant sur l’autre son ombre.



J’ai cherché dans mes peurs, la force du pardon,

Pour trouver le repos aux sentiments du cœur

J’ai arraché de mon âme le cri strident

Qui tenaillait les galeries serpentant en dessous des murailles.



Et du fonds de mes douves, sous le pont de pierres,

J’ai fait naître des jardins rieurs embaumés de fleurs,

Des carrières de pierres blanches bordées de lacs profonds,

Des ruisseaux cristallins,

Qui serpentent moelleusement dans un tapis d’herbes glacis de marronniers sauvages,

Où chantent les mésanges,

Sur des branches rouges aux pousses purpurines,

Les premiers bourgeons d’un printemps nouveau

Et chaque nervure pousse comme une ride,

En créant le vide, le plein se délie,

Se constelle de réseaux et se ramifient,

Là, elle se plisse, se drape, s’enroule autour d’un point central,

Ici, elle s’étire, méandre, se tisse, s’effleure en une arborescence,

Dont seule l’Essence,

A le divin secret.



Ma langue a touché la poussière.

Et du fond de mon silence.

J’ai écouté le monde.

Mon ouïe s’est libérée

J’ai entendu ma source frémir,

Mes yeux en toute chose ont trouvé la beauté.



Dans la lumière du matin,

A l’heure où l’aube glisse vers le jour,

L’éther venait de rendre son âme à la Source

Qu’elle avait figé dans le blanc des neiges éternelles,



Mes pas sont de nouveau dans la lumière.



Claude Chatron-Colliet©2008

10:40 Publié dans Beau | Lien permanent | Commentaires (2)

Commentaires

je suis heureuse de te retrouver.
il fait bon de te lire de nouveau.
ce qui me fait plaisir c'est de voir que tes pas sont de nouveau dans la lumière.
je t'embrasse.

Ecrit par : mamie de sarlat | 11.01.2008

Façonnée jusqu'à la transparence.

Doucement un baiser

Ecrit par : Claude | 16.01.2008

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