10.01.2008 | Rûmî
Rumi[1] danse dans le feu et dans la joie,
L’esprit en offrande au soleil de l’éternité,
Il danse,
Danse,
Danse,
Dans les ailes du vent au dessus de Konya.
Il est le flambeau de cire,
Dévoré par la flamme,
Et puise dans ses profondes racines,
La sève de miel offrande qu’il élève au ciel.
Il aime jusqu’à l’extase,
Ce que le mystère dans ses pas lui révèle :
La lumière que le feu n’engendre pas.
Il brûle de l’ardeur de tous les manques engendrés par le fougueux désir,
Et purifie son âme de toutes les douleurs dans une spirale,
Pour recevoir dans le souffle du vent,
La face éblouissante de l’unique, Le Bien Aimé,
Dans lequel il se nourrit et s’abreuve.
Comme un mendiant dans la pauvreté.
Il incante le rythme,
Et l’enchantement que produit l’écho,
Flotte dans l’ivresse de l’abandon
La perception clairvoyante du souffle vivifiant de l’esprit,
Il fait de son corps un sanctuaire,
Sa métamorphose intérieure
Porte sa volute sur la « Voie d’Amour [2]».
Il Danse,
Danse
Danse,
Et tend son corps tout entier,
Vers l’objet désiré.
Tout n’est que mouvement,
Pareil à l’univers qui l’a « existencié »;
Il devient le réceptacle de l’Infini Universel,
Et Dieu l’enivre de son amour,
Comme une source qui l’assoiffe,
Au point de le ravir à lui-même.
Lorsque tout est transmis,
Et que la substance devient mère,
C’est à l’homme d’engendrer la lumière.
Claude Chatron-Colliet © 2008
Image extraite du Blog de Dominique Autié
http://collection-orient-occident.intexte.net/site/inde...
[1] http://fr.wikipedia.org/wiki/Jalal_Ud_Din_Rumi
[2] Ibn Arabi
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