15.01.2008 | Offrande d’un Amour Fou
Terre, toi qui es la mère de tous les jardins Fleuris,
Tu portes en toi les semences du germe,
L’Ivresse du sens,
Et l’or qui se trouble,
Torsade, volute, s’arque,
Embrase d’un feu brûlant,
Ce qui meurt et se languit.
J’ai déposé mon Amour à tes pieds,
Comme un tapis de prières aux fragrances d’infini.
Fluide,
J’ai tressé mon corps à l’unité du tien.
Comme un lien, imprévisible arborescence,
Soude,
Aux frémissements de l’onde.
Jusqu’aux confins du monde,
Nos souffles mêlés ;
Tes doigts enchevêtrés aux miens.
Ciel, toi qui es la voûte de toutes les espérances,
Tu portes en toi la substance
Qui illumine et fredonne aux aspirations de mon cœur.
Attente qui délie,
La création pleine et vivante
De la sphère
Qui livre l’infini jusqu’à l’oubli
Immersion,
Illumination
Samadhi,
Libère
L’Amour infini dans la fusion
Alors je t’ai serré tout contre de moi,
Ton désir au sein de ma tendresse,
Prête à te recevoir,
Ardent
Au rythme des souffles et des silences.
J’ai reçu ton baiser comme délivrance au manque,
Qui poignait dans ma chair, le désir d’être aimée.
J’ai enraciné mes pas dans la Terre ma mère
Et élevé mon cœur par la sève
Les sarments liés de nos serments.
Au soleil de ton désir, j’ai érigé des branches,
Et par la puissance
Fait naître des rondes de fleurs
Qui fondent dans le feu de l’Éveil,
Portées par des comètes,
Jusqu’à l’embrasement du ciel.
Jusqu’à ce que tu demeures.
Nos souffles dans l’onde à l’unisson.
Bercés dans les vergers du monde, les sources claires
De lait et de miel,
L’alcôve, où je me love,
Intime, secrète, germine et foisonne.
Fête
Ce que la grâce d’Amour submerge,
Un instant d’abandon
Je t’ai donné les fruits
De mon Amour infini
Qu’en reste t il maintenant ?
Claude Chatron-Colliet ©2008-
Photographie d’une tapisserie en soie reproduction du Chef d’œuvre de Klimt
Le Baiser
20:15 Publié dans Cris | Lien permanent | Commentaires (2)



Commentaires
Magnifique expression de l'amour passion, j'aime particulièrement :
"J’ai reçu ton baiser comme délivrance au manque,
Qui poignait dans ma chair, le désir d’être aimée".
Ecrit par : enriqueta | 18.01.2008
je voudrais savoir te dire,
ce que je ressens en lisant ce
magnifique poème d'amour, à l'être
aimé. j'ai des larmes qui perlent mes
paupières, je ne peux croire que tant
de passion il ne puisse rester que des
cendres. je t'embrasse.
Ecrit par : mamie de sarlat | 23.01.2008