22.01.2008 | « Une feuille au milieu de la tempête »
« Une feuille au milieu de la tempête »
Je suis née d’un astre à nul autre pareil,
La poussière a inscrit mon nom dans la terre,
Une ombre a modelé ma forme en femme.
Pour que je m’élève en toute égalité,
Pourtant,
Vivre ou survivre je dois rester courbée.
Dans mon cœur je suis un bout d’étoile,
Faite pour briller dans la voie lactée,
Mais il y a toujours eu une arme,
Pour trancher en mon âme,
Mon esprit de Liberté.
On voulait pour moi une cage d’Or,
Dans laquelle je serais le seul trésor,
Où ma bouche serait murée,
Où les poignets de mes mains ligotés.
La forêt est envahie de Loups,
Dont l’obscur dessein,
Est d’asservir pour mieux régner,
Viol, Crimes, Haine, Chaînes,
Moi,
Au cœur de la nuit,
Femme,
Faite d’argile,
Fragile,
Ma barque file sur l’eau,
Tout au milieu de l’Océan
Au rebord de l’abîme,
Dans le souffle d’un ouragan,
L’eau salée désagrège,
Ce qui en moi s’est consumé.
Mes yeux se lèvent vers la lune,
Et son reflet m’indique
Que
Je suis fille du ciel,
Enfant du soleil,
Le vent souffle dans mes cheveux,
La poussière a inscrit mon nom dans la terre,
Une ombre a modelé ma forme en femme.
Je suis née de l’ombre pour m’ouvrir à la lumière,
Afin que je m’élève en toute égalité.
Je plante dans la terre mon âme de guerrière,
Ma plume incise comme une lame,
La chair immonde des chacals,
Pendant que je plie comme un roseau,
Sous les assauts,
Le chêne sombre et s’affaibli,
C’était sans compter,
Qu’il était aussi fait de terre,
Et l’encre de mes yeux
L’a transformé en poussière.
Ma fille ne sera pas ce que j’ai été.
Claude Chatron-Colliet © 2008
12:15 Publié dans Cris | Lien permanent | Commentaires (0)

