L'Amour est Divin

15.03.2008 | L'Amour est Divin

L'Amour est Divin

Je contemple l’éther au milieu des arbres
J’avance dans la clarté qui se diffuse dans le vert.

De mon printemps qui jaillit par magie au creux de l’éternel hiver
Les tiges sont encore toutes habillées d’argent,
Et pourtant,

On sent à peine dans la profondeur du bois de chênes et de mousses sauvages
L’insolence, jeunesse ivre d’indépendance et de liberté.

Mes doigts sont encore bleus de froid,
Et pourtant,
Les branches de mon arbre, s’érigent pour bondir vers le ciel,
Et se laissent enlacer par l’invisible vibration en sustentation dans l’air.

La feuille naissante déroule sa majestueuse robe translucide,
Sans se soucier des derniers flocons poudrés.
Car la douce lumière du soleil l’attire, la presse, la serre,
Toute fondue, jointe et unie,
Abandonnée à l’ordonnance du monde intérieur qui la régit.
Aussi pure que céleste, elle s’élève, s’étire et, croît,
Dans le ravissement, source de ma joie.

L’Œil de mon âme à ma vue,
Me mène,
Là où commence l’Amour dans toutes ces beautés.
Leur majesté.

Je suis l’épousée de ton cœur et regarde la voute azurée,
Mes yeux sont enchainés aux étoiles vertes naissantes des rameaux,
Et ce chant dans mon cœur,
Dont les paroles silencieuses me parlent de toi jusqu’à la porte du ciel
Mon éternité.

Mon cœur est habité par la musique
Que tu as secrètement déposé au creux de ma main.

Je suis l’instrument de ton souffle.
Embrasé de toutes les étincelles de vie,
L’ordonnance de l’orbe universelle,
L’ardeur de la flamme qui se meut,
En laquelle jaillit le Verbe sonore,
D’où naît la beauté des champs,
La Terre, ma mère,
Que nourrit le cristal limpide qui se répand.

Tout ce que j’y plante, y germe et y fleurit.

Je suis la racine, qui répand le principe vital
Ancré dans les rivages du visible à l’invisible.
Dans le bouillonnement que fermente la Vie,
Des montagnes jusqu’aux déserts,
De l’Océan jusqu’au fond des mers,
La verdeur des floraisons réjouit mon cœur,
Comme une justice rendue à mon âme...

De la rosée du ciel à l’escalier de nuages,
Me voilà réchauffée et fortifiée de tous ces verts,
Ils irradient la lumière de mon aube encore trop pâle.

Ta main qui se glisse dans la mienne,
Éclaire le désir de mon âme épousée,
Les yeux d’or de mon esprit,
S’inclinent devant la beauté et la magie
D’un seul instant pour une éternité.

Regarde, ces gouttelettes suspendues aux lisières des feuilles tendres,
De ce jardin rieur, qui fleurit en mon cœur,
Des branches arrondies découpant des arabesques sur le gris moite des embruns,
Des prairies jonchées de trèfles et de pâquerettes dans un tapis vert.

Lorsque ton regard enchaîne le mien,
Quand tu chantes pour moi,
Le sortilège et la magie,
L’heure légère, le présent des étoiles,
Les fleurs de feu,
Comme une girandole, un bouquet de soleil,
Exulte ton Amour dans un seul papillon aux ailes déployées.

Le bonheur fuse, glisse et se répand,
Et que la grâce submerge,
S’envole jusqu’aux cieux,
Emporté sur les ailes d’une aigrette Blanche,
Pour semer dans le ciel,
Le germe du printemps.
Alors,

L’Amour est Divin

Claude Chatron-Colliet © mars 2008

Photographie Nice ma ville natale, le château ©

19:25 Publié dans Agapé | Lien permanent | Commentaires (9)

Commentaires

C'est toujours un immense plaisir de vous lire. Vos syllabes, vos mots, vos phrases sont vraiment très touchants et si magiques. Chacun d'eux est une plume blanche qui, en s'unissant avec les autres, nous offre des ailes pour voler très haut.

Merci Claude.

Ecrit par : Mens | 15.03.2008

Petit frère,

Tout fleurit, tout jaillit.

Plus encore lorsque les yeux de l'âme, captent la vibration jusqu'à l'orient de mon âme.
Ainsi tout est transfiguré.

Merci à toi Mounir d'être passé me lire.

Ecrit par : Claude | 15.03.2008

Sourate 95 du Coran, versets 1,2,3,4,5 et 6:

Wa At-Tīni Wa Az-Zaytūni
[95.1] Par le figuier et l'olivier !


Wa Ţūri Sīnīna
[95.2] Et par le Mont Sinaï !


Wa Hadhā Al-Baladi Al-'Amīni
[95.3] Et par cette Cité sûre !


Laqad Khalaqnā Al-'Insāna Fī 'Aĥsani Taqwīmin
[95.4] Nous avons certes créé l'homme dans la forme la plus parfaite.


Thumma Radadnāhu 'Asfala Sāfilīna
[95.5] Ensuite, Nous l'avons ramené au niveau le plus bas,


'Illā Al-Ladhīna 'Āmanū Wa `Amilū Aş-Şāliĥāti Falahum 'Ajrun Ghayru Mamnūnin
[95.6] sauf ceux qui croient et accomplissent les bonnes oeuvres: ceux-là auront une récompense jamais interrompue.


bonjour Claude,

merci de m'avoir convié à cette viridité lumineuse en ce dimanche des rameaux... synchronicité encore, je lisais ce matin des "Recherches philosophiques" du Cheikh Ahmed ben Mustapha Al Alawi, fondateur de la Tariqa Alawiya, et sur la couverture verte de ce livre figure une belle calligraphie de Hassan Massoudy représentant un Homme-arbre vert fait de lettres arabes et symbolisant sans doute El Insan el Kamil, l'Homme accompli, voire El Khadir, Le Vert...

Insan en arabe signifie à la fois Homme et Oublieux, c'est pourquoi le chemin menant à la Connaissance est chemin de Retour, de Rappel, de Réminiscence... Retour à la nature divine de l'Homme, retour à l'Unité, retour à Dieu, Créateur et Ordonnateur de l'Univers...

quand je suis loin de LUI, tout me paraît désordonné, insensé, laid... je pense alors au suicide, à la destruction d'une création aussi peu réussie, aussi laide, aussi décevante...

mais quand je ressens Sa Présence parce qu'Il m'agrée, l'univers m'apparaît beau, bien ordonné, juste, et c'est ma confiance, ma foi, mon abandon en LUI qui me donne ce nouveau regard, ce regard vrai, pur, bon...

eh bien chère Claude, ta poésie révèle ce ce regard pur, vrai, bon...

merci de rester en lien avec moi ! ta présence "virtuelle"et "viride" m'aide !

je t'embrasse

Soufiane

ps: connais-tu l'histoire de Lalla Maghnia ?

Ecrit par : Soufiane | 16.03.2008

Cher Soufiane,

Merci de me citer le grand livre de l'Evidence, El Koran et d'être présent à mes côtés. Quelle serait l'utilité de l'écrit sans le regard de l'ami qui partage le signe qui se trouve dans le livre comme une destinée un destin croisé.
Je reçois précieusement le Sourate 95 et c'est un grand honneur que de la lire dans ta langue et dans la mienne sur ma page.

En retour ces deux versets du Sourate 98 à l'intention de l'homme parfait, celui que l'humanité submerge réceptacle du divin Amour.

Sourate 98 Verset 6

Ceux qui croient et pratiquent le bien, ce sont les meilleurs de tous les êtres crées.

Ibn Arabi compare cet homme parfait au diamant d'une bague par ce qu'il irradie ce qu'il contient de couleur et de lumière.
On pourrait dire que l'homme a en lui le choix de sa voie car il porte le sens, l'essence, l'intelligence et la raison qui font de lui un être unique crée à l'image de Dieu.
Cet homme est porteur du lien entre le fini et l'infini. En vérité tout peut être vu et entendu par l'âme qui habite le corps, car la vibration est la musique de l'ordonnance du monde, le souffle de l'esprit, de l'entendement et du coeur. La liberté réside dans le choix de ses actes c'est pourquoi auprès de Dieu, "Tout" est oeuvre d'ouverture pour recevoir le monde et l'irradier comme ce diamant évoqué ou ce vase de cristal qui reçoit la lumière dans sa clarté divine mais qui aussi sait la réverbérer et la diffuse à la face du monde. Cet Amour, nait d'un flamme dévorante qui se nourrit d'elle même incline à la beauté et la beauté au bien absolu. Un entendement qui élève la connaissance de l’Être à Être dans tout ce qui est vivant qui croît, décroît, de l' infiniment petit à l' infiniment grand.

Sourate 98 Verset 7

Leur récompense auprès de Dieu, ce sont les jardins baignés de courants d'eau, et ils y demeureront éternellement.

C'est pourquoi Soufiane j'ai utilisé cette photographie où l'eau jaillit, je l'avais déjà utilisée pour un autre poème dont nous avions parlé toi et moi. Mais finalement ce vert, uni à cette eau est un miracle
Ainsi encore dans la synchronicité au travers de la sourate 18 nommée La caverne l'inconnu Khedr, où el Khadir le vert, ce personnage mystérieux qui trouve la fontaine de l'éternelle vie, apprend à Moïse l'humilité, l'obéissance, et la patience.
Il agit comme la main de Dieu, la destinée. "Il est le serviteur que nous avons favorisé de notre grâce et éclairé de notre science" Verset 64.
En ce dimanche des Rameaux, Dieu connaissait la destinée de son fils Jésus Christ, pour fêter son arrivée on coupa des branches de palmiers (arbre béni) (Vert des Palmes), que l'on posa sous ses pieds pour faire un tapis de bienvenue. "Hosana!" Mais au fond de lui, le fils de Dieu connaissait sa destinée. "C'est maintenant que va être expulsé le prince de ce monde" Mort ou naissance ? "Et moi, lorsque je serai élevé de la terre, j'attirerai tous les hommes à moi" ... Evangile selon Saint Jean 11-12 Entrée à Jérusalem

"La lumière n'est plus parmi vous que pour peu de temps. Marchez tant que vous avez la Lumière de peur d'être surpris par les ténèbres...Pendant que vous avez la lumière, croyez en la lumière, ainsi, vous deviendrez des enfants de lumière"

Enfin, je voudrais revenir sur la destinée et me retourner vers la sourate 18 du Coran:

Verset 37 (Extrait) :

Que ne dis tu plutôt en entrant dans ton jardin: Il arrivera ce que Dieu voudra, il n'y a point de force si ce n'est en Dieu...

Et à l'Evangile:

Isaïe 53, Jean 1:

"Cette lumière est le Verbe de Dieu, elle éclaire l'homme de l'intérieur, elle lui permet de voir et de connaître, d'avoir toute sa vie dans la clarté"


Quand à moi, je la cherche cette lumière toujours tout au fond de moi. Comme une quête de perfection. Plus je m'en approche plus elle s'éloigne, je dois constamment apprendre, chercher, dépasser alors que finalement il me suffit juste d'ouvrir mon coeur et de recevoir le simple présent de fusionner avec le fleurissement de l'esprit.
Une épiphanie et une théomorphose.

C'est une évidence n'est ce pas Soufiane...

Ta présence aussi m'aide . Je suis vraiment touchée.
T'ais je dit que j'avais fais un long séjour chez les Dominicaines ?
J'y ai appris à écouter le silence, peut être la racine de cet arbre dans lequel je sens frissonner le vent.

Lalla Maghnia, je sais seulement que trés jeune elle fut clairvoyante. Mais j'attends que tu me racontes de quelle façon elle est devenue Sainte.

Ecrit par : Claude | 16.03.2008

CLAUDE mon amie
Tu dis une " pause ".Pourquoi faire.? je mesure le sense de chaqu'un de tes mots depuis que je t'ai connue.Et je suis convaincu que ce n'est pas pour te reposer .Car tu es de la trempe de celles ou ceux qui n'ont jamais connu le repos.Je le dis parce que je te connais bien .Et je me demande souvent , et il sagit de toi: serais-tu capable de nous donner ces poèmes si humains si lumineux en temps de repos?

Claude , je viens de lire un de tes poèmes que tu as écrit sur le blog de viellegarde don voici la phrase qui restera gravée dans mon coeur à jamais
"L’ Amour est Divin"

Ecrit par : Mohamed el jeroudi | 16.03.2008

Mohamed,

Mon esprit ne trouve jamais le repos, j'écris par ce que je sens le souffle qui guide ma plume.
J'ai toujours mon petit carnet sur moi. Dans ma foi en la vie je trouve le chemin alors pourquoi arrêterai je d'écrire, c'est le prolongement de moi même, l'expression la plus profonde de mon âme.
Oui, je crois que je pourrai donner autant de poèmes lumineux tant que l'air me pénètre corps ou bien qu'il en ressort. Je suis comme animée par savoir, connaitre, comprendre, accepter, donner... J'ai gardé mes yeux et ma voix d'enfant, chaque instant m'émerveille, même les plus douloureux je serai plus honnête de dire que ce n'est pas sur le moment... et qu'il me faut parfois quelqu'un pour me rappeler qu'il faut y aller, mais après, lorsque j'ai dépassé l'évènement il me semble constructif.

Et si j'ai mis ce poème sur le blog de Maurice, c'est parce que Maurice était inquiet de mon silence. Lui et moi tous les samedis nous nous écrivons à 17H00 pour le chocolat et voilà deux samedis de suite que je n'avais pas pris le temps de lui donner de mes nouvelles , ni de prendre des siennes à ma grande honte. Alors, un peu pour lui souhaiter son anniversaire, 73 bougies et lui réconforter le coeur de mon amitié tendre, j'ai déposé, avec mes mots, quelques nouvelles.

Pause comme recueillement.

Main sur le cœur mon ami prends soin de toi.

"La lumineuse" comme il me nomme a déposé son "oeuvre" du samedi en lieu et place de la lettre.

Ecrit par : Claude | 16.03.2008

C'est vrai que l'amour est divin, ainsi que tes poèmes.
J'aime particilèrement :
"Mon cœur est habité par la musique
Que tu as secrètement déposé au creux de ma main.

Je suis l’instrument de ton souffle.
Embrasé de toutes les étincelles de vie".

Joyeuses Pâques!

Ecrit par : enriqueta | 22.03.2008

enriqueta en parle et comme je suis d'un naturel curieux je viens découvrir ... je n'aurais qu'un mot ! WHAAAAAAAAAOU ! bravo, je suis très impressionnée, tes mots vibrent en moi et me touchent . Merci, bon we pascal et au plaisir de te relire. Amitié

Ecrit par : Plume | 22.03.2008

Magnifique poème où l'on sent la profondeur de l'amour... Bonne journée, je reviendrai

Ecrit par : viesecrete | 24.03.2008

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